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20 septembre 2009

C'est la crise, ou le design abordable

Le blog poursuit son exploration du design abordable. Ou comment s'offrir des grands classiques ou des objets de créateurs pour moins de 100 euros. Après le presse-citron de Starck, édité par Alessi, voici l'Elephant stool, de Sori Yanagi, édité depuis les années 1950.

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Pour Vitra, qui l'édite, "l’Elephant Stool compte parmi les créations les plus célèbres du design japonais d’après-guerre et séduit jusqu’à nos jours par son langage formel clair et sa fonctionnalité. Conçu aussi bien pour l’intérieur que pour le balcon et le jardin, ce tabouret empilable peut aussi être transporté aisément pour un pique-nique par exemple." 

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Bref, un grand classique, pas très cher, aux lignes intemporelles, qui sert à tout, dans toutes les pièces, aux grands comme aux petits... et même dans le jardin. Pour 75 €. Alors pourquoi s'en passer ?

M. M.

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A découvrir chez RBC, à Montpellier, Nîmes, Avignon et à Gallargues-le-Montueux.

13 septembre 2008

Des vasques comme des pots, ou la salle de bains se prend pour le jardin

On ne résiste pas à l'envie de vous parler de la dernière création de Vitra (l'éditeur de sanitaires, par celui qui fait les meibles !). Voilà donc des vasques de salle de bains qui se prennent pour des pots de fleurs. De la même forme que celui qui vous sert à installer rosiers ou tulipes sur un balcon, ce "lava-pot" en reprend aussi la couleur.

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Et se paye même le luxe de s'installer en hauteur, un peu comme sur une balconnière. Pas sûr que ce soit forcément très pratique au quotidien (se laver les dents ou se raser notamment), mais ce qui est certain, c'est qu'on est à fond dans l'originalité. Et comme c'est bien fait, rien à redire. Ceci dit, pour ceux qui sont tentés de craquer, ce sera un petit luxe. La céramique n'a pas vraiment le même prix qu'un vulgaire terre cuite !

M. M.

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Collection "Potskin", de Vitra. Vasque murale : 930 €. Vasque à poser : 500 €. Pour plus de renseignements, contactez le 02 99 55 93 17.

14 juillet 2008

Design pour les enfants, ou "je veux le même que papa"

Et voilà une drôle d'histoire. Celle des meubles design déclinés en version enfant. Nous, on aime vraiment. Parce qu'il n'y a pas de raison que les enfants soient privés de ces objets. D'autant que les exemples choisis par Vitra d'un côté et Kartell de l'autre, se prêtent parfaitement à l'exercice.

Commençons donc par le fabricant allemand qui a eu la géniale idée de décliner une petite "Panton chair". Mini, et si jolie, la chaise est l'exacte réplique à une échelle moindre de l'une des créations les plus emblématiques du design contemporain. Pour les marmots, elle se pare de nouvelles couleurs, pastels, qui se fondront parfaitement avec le bleu layette ou le rose bonbon. Voici donc la Panton Jr, pour les juniors fans de design.

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Quelques Panton Jr... Vitra 

 

Chez les Italiens de Kartell, on a opté pour un autre produit phare, la Louis Ghost du Français Philippe Starck. Le fauteuil transparent est aussi reproduit en taille xxs. Et, comme pour la mini "Panton", on trouve de nouveaux coloris. Bien que la transparence soit toujours la marque de fabrique de ce fauteuil. Mais comme sa grande soeur, elle se décline aussi en version opaque. Il y aura forcément une "Loulou ghost" (c'est pas mignon comme nom ?) pour les "bambinos".

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Et quelques Loulou ghost... Kartell. 
 

 

Et comme toujours, on retrouve ces collections chez les revendeurs de la marque (RBC à Nîmes, Avignon et Montpellier) et chez Isotta à Perpignan.

M.M. 

10 juin 2008

Cent ans de Georges Nelson, ou la belle réédition

C'est une belle pièce que vient de sortir Vitra, à l'occasion du centenaire de la naissance de Georges Nelson. Une chaise d'exception, dont le tirage a été limité à 1 000 exemplaires. Et qui en fera un objet recherché.

George Nelson aurait fêté son 100e anniversaire le 29 mai de cette année. A cette occasion, Vitra réédite la Pretzel Chair, l’une de ses créations les plus connues, dans une Édition d’anniversaire limitée à 1 000 exemplaires. Cette édition numérotée de la Pretzel Chair sera réalisée avec un précieux placage de palissandre et accompagnée d’une  documentation complète.

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Au cours des années 50, George Nelson a développé, avec son bureau new-yorkais, une série de sièges individuels et expressifs qui se sont pour certains hissés au rang de classiques. Avant la célèbre Coconut Chair ou le Marshmallow Sofa, il créait dès 1952 une chaise en stratifié formé appelée dans un premier temps simplement « Laminated Chair ». La courbe à la fois élégante et audacieuse du dossier et des accoudoirs a rapidement inspiré le surnom de Pretzel Chair - comme un Bretzel. De même que le dossier et les accoudoirs qui le prolongent, les quatre pieds de la chaise qui se croisent sous l’assise sont fabriqués en bois stratifié. Ils s’affinent vers le bas, conférant une silhouette filigrane à la chaise. Au moment où naissait la Pretzel Chair, Nelson publiait son livre intitulé « Chairs » (1953) dans lequel il donnait un aperçu général de l’évolution et de la diversité des sièges modernes. Pour Nelson, la chaise était le principal meuble moderne : « On ne peut que supposer quels sont les objets que la postérité retiendra comme étant particulièrement typiques de la culture occidentale, mais je pense que la chaise contemporaine en fera partie. »

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La Pretzel Chair incarne de manière exemplaire certaines des principales thèses que Nelson formule dans cet ouvrage. Alors que Nelson se déclare en faveur de l’intégration des armoires, des luminaires et des canapés dans l’architecture de la maison moderne, il envisage une évolution contraire pour la chaise. La chaise, selon Nelson, n’est pas simplement le dernier objet indépendant : dans l’espace ouvert de l’intérieur moderne, elle se détache du mur pour prendre place au milieu de la pièce et adopte donc de plus en plus souvent des formes sculpturales. « La légèreté, la transparence et une silhouette élégante » étaient les qualités décisives d’une chaise pour Nelson.

La Pretzel Chair allie toutes ces qualités. Si l’on contemple les photos du bureau de Nelson de l’époque, on constate qu’il comportait de nombreuses chaises classiques en bois courbé. Ainsi, les chaises produites par Thonet pourraient avoir été l’une des sources d’inspiration des formes de la Pretzel Chair. Mais Nelson, plutôt que d’utiliser du bois courbé, a opté pour la variante contemporaine du bois stratifié, ce qui s’est avéré un véritable défi technique en raison de la déformation du dossier, qui passe de la verticale au niveau du dossier à l’horizontale au niveau des accoudoirs. Les coûts que cela entraîne sont la principale raison pour laquelle la chaise n’a été produite à l’époque qu’en très peu d’exemplaires, dans ses deux versions (avec et sans accoudoirs).

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Plus de renseignements sur le site de Vitra.

 

30 janvier 2008

Le polder sofa, ou le cuir pour renouveler un classique

On le connaissait dans sa version en tissu. Il faut désormais compter sur la version cuir. La designer néerlandaise Hella Jongerius a pris le parti de donner un nouveau style à son Polder Sofa, en le recouvrant de cuir. Mais quand on se penche d'un peu plus près sur le canapé, on remarque quelques petites touches de fantaisie  : les coutures et les boutons reprennent les couleurs de la version tissu.

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Avec Vitra, la Néerlandaise a trouvé le moyen de donner un coup de jeune à un canapé en cuir. Alors que le passage à cette matière est souvent synonyme d'un certain embourgeoisement.

Enfin, à ceux qui se demandent pourquoi ce canapé s'appelle Polder, voilà l'explication : "En Hollande, un polder désigne l’étendue artificielle de terre gagnée sur la mer grâce à la mise en place de digues et de fossés de drainage. La structure du canapé Polder se révèle tout aussi basse , plate et horizontale."

M. M.

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Renseignements sur le site de Vitra ou au 01 56 770 777. Les meubles Vitra sont disponibles également chez RBC, à Montpellier, Nîmes et Avignon.

Polder sofa XS, 8 364 €.

00:00 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : design, canapé, Vitra

29 novembre 2007

Le lounge chair en blanc, ou comment revisiter un objet culte

C'est un fauteuil au dessin intemporel. Les années passent et lui reste toujours aussi tendance. Mais cela ne signifie pas que son look est gravé dans le marbre. Le Lounge Chair de Charles et Ray Eames - et son ottoman - vient de faire l'objet d'une nouvelle déclinaison. Vitra, l'éditeur allemand, n'en est pas à son coup d'essai en la matière. Il  a déjà donné à la chaise Panton ou à la chaise Prouvé de nouveaux coloris. Là encore, Vitra s'attaque à un mythe. Et gagne son pari.

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Charles et Ray Eames avaient voulu voir dans ce fauteuil une interprétation moderne des fauteuils club. On comprend donc l'utilisation de cuir noir et de bois de palissandre. Régulièrement, des séries limitées comportant des rembourrages clairs étaient proposées, sans jamais dépasser le stade du "one shot". Le bois et l'aluminium restaient invariablement sombres.

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En collaboration avec l’Eames Office et Hella Jongerius, Vitra a donc étudié le thème d’un Lounge Chair « clair ». Le cuir n'y est pas blanc immaculé, mais dans un ton blanc cassé, tendant vers le gris. Les coques en bois sont en placage de noisetier pigmenté et le piètement en aluminium poli.

Vitra a su revisiter ce grand classique et y a apporté de la fraîcheur. Mais tout à un prix. Et là, on atteint des sommets dans le domaine du luxe.

M. M.

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Lounge Chair, de Charles et Ray Eames, chez Vitra. En vente chez RBC. 7 074 €.

 

17:25 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Eames, lounge chair, blanc, vitra

21 novembre 2007

L'objet culte : la "Coffee table" d'Isamu Noguchi

L'oeuvre d'Isamu Noguchi*, artiste nippo-américain, se distingue par une diversité exceptionnelle. Outre des sculptures, il créa des décors de théâtre, des meubles, des luminaires, conçut des intérieurs et aménagea des espaces et jardins publics. En tant que sculpteur, il ne s'est pas seulement intéressé aux matériaux et aux formes, mais également à l'impact sur l'espace et à l'aménagement intérieur lui-même. Son art a beaucoup influencé le design des années cinquante.

Dans les années 30, il crée le premier modèle de la coffee table pour la maison de A. Conger Godyear, le président du museum of modern art (Moma) de New-York.

 

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Noguchi lui-même considérait la coffe table comme sa création mobilière la plus réussie, car elle incarnait l'idéal du sculpteur, à savoir des formes sculpturales et biomorphes. Un lourd plateau de verre aux bords arrondis repose sur deux pieds identiques aux lignes organiques, formant ainsi un "meuble-sculture" harmonieux. Le piètement de la table crée en 1944 était en bois laqué noir, une autre version fut également fabriquée ultérieurement en noyer.

Objet culte, la coffee table est aujourd'hui rééditée par Vitra. On la trouve à peu près partout : dans les boutiques déco - comme RBC à Nîmes - et sur internet. Là, on peut y acheter l'original réédité entre 900 et 1400 euros et même des copies dans les 500 euros.

Objet culte toujours, la coffee table a trouvé sa place au Moma à New-York entre le fauteuil "Egg" d'Arne Jacobsen et la chaise Panton.

C. U.

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* : (1904-1988).

 

14 juillet 2007

La chaise Eames, ou le design organique

"La forme de cette chaise ne prétend pas anticiper clairement la variété des besoins à remplir. Ces besoins sont pour l'instant non définis et la solution de la forme est dans une large proportion intuitive".

 Annotation de Charles et Ray Eames, sur le panneau explicatif de l'expostion en 1948.

Elle est une sorte de coquille, blanche, évidée en son centre. Posée sur un pied de bois et de métal. Quand on voit La Chaise, de Charles et Ray Eames, on adhère ou on rejette, mais on ne peut rester indifférent devant ce fauteuil de repos.

 

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Sa forme peut paraître torturée, mais il n'en est rien. Tout est parfaitement étudié. Un creux accueille les reins, le prolongement supporte les jambes, tandis que les bras trouvent naturellement leur place. La Chaise est l'icône du design organique. Le meuble et son "occupant", son utilisateur, ne forment plus qu'un.

Certains peuvent se demander comment le couple a pu réaliser un dessin si compliqué et pourtant si simple. En observant, tout simplement. Et notamment la "Floating figure", une sculpture de Gaston Lachaise. Franco-américain, Gaston Lachaise a fortement marqué la sculpture du début du XXe siècle. Pas étonnant donc de trouver sa patte dans la réalisation d'un fauteuil, qui, au final - hasard ou pas... - porte son nom et qui deviendra à son tour une icône du design du XXe siècle.

Mais au délà du dessin, la spécifité de cette chaise, créée en 1948, tient aussi dans sa conception. Elle est réalisée en fibre de verre, un matériau que le couple Eames a été l'un des premiers à utiliser en grande série. La Chaise, en quelque sorte, est la figure emblématique de cette production de sièges moulés. Initialement, le Eames office, en collaboration avec l'UCLA school of engineering répond à un concours - International competition for low-cost furniture design - organisé par le Museum of Modern art de New York. Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, l'objectif est de concevoir du mobilier bon marché. Le couple Eames souhaitait réaliser ces chaises en métal estampé. Mais les difficultés techniques orientent les designers vers une nouvelle matière, la fibre de verre, matériau né des recherches pendant la guerre.

La Chaise est longtemps restée au stade de prototype, voire d'oeuvre d'art. Ce n'est que depuis les années 1990 que Vitra, le fabriquant allemand qui commercialise les créations de Charles et Ray Eames, a décidé de produire le siège en petite série. Le laissant ainsi au rang d'objet de luxe, presque unique. Et totalement intemporel.

M. M.

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http://www.vitra.de/

http://www.rbcmobilier.com/

La Chaise, de Charles et Ray Eames, Vitra : 5 500 €.