Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

29 novembre 2007

Le lounge chair en blanc, ou comment revisiter un objet culte

C'est un fauteuil au dessin intemporel. Les années passent et lui reste toujours aussi tendance. Mais cela ne signifie pas que son look est gravé dans le marbre. Le Lounge Chair de Charles et Ray Eames - et son ottoman - vient de faire l'objet d'une nouvelle déclinaison. Vitra, l'éditeur allemand, n'en est pas à son coup d'essai en la matière. Il  a déjà donné à la chaise Panton ou à la chaise Prouvé de nouveaux coloris. Là encore, Vitra s'attaque à un mythe. Et gagne son pari.

c4490afec48d5cf3487cbc17767213f3.jpg

Charles et Ray Eames avaient voulu voir dans ce fauteuil une interprétation moderne des fauteuils club. On comprend donc l'utilisation de cuir noir et de bois de palissandre. Régulièrement, des séries limitées comportant des rembourrages clairs étaient proposées, sans jamais dépasser le stade du "one shot". Le bois et l'aluminium restaient invariablement sombres.

b4b2d36343138e219da058b1b5bf5a51.jpg

En collaboration avec l’Eames Office et Hella Jongerius, Vitra a donc étudié le thème d’un Lounge Chair « clair ». Le cuir n'y est pas blanc immaculé, mais dans un ton blanc cassé, tendant vers le gris. Les coques en bois sont en placage de noisetier pigmenté et le piètement en aluminium poli.

Vitra a su revisiter ce grand classique et y a apporté de la fraîcheur. Mais tout à un prix. Et là, on atteint des sommets dans le domaine du luxe.

M. M.

_________________________________

Lounge Chair, de Charles et Ray Eames, chez Vitra. En vente chez RBC. 7 074 €.

 

17:25 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Eames, lounge chair, blanc, vitra

26 novembre 2007

"Pierre et Gilles, double je" : ideal kitsch

Ils sont indissociables. Depuis 1976, ce couple d'artistes crée des portraits réhaussés de peinture qui transportent leurs sujets et leurs spectateurs dans une réalité pop et burlesque. Entre mythologie et religion, ils glissent souvent dans l'érotisme kitsch. Concevant eux-mêmes leurs décors, ils réalisent, avec Pierre dans le rôle du photographe et Gilles dans celui du peintre concepteur, des oeuvres originales, pièces uniques immédiatement identifiables. D'innombrables stars sont passés devant leur objectif : citons Madonna, Catherine Deneuve, Serge Gainsbourg, Mireille Mathieu, Etienne Daho, Laetitia Casta...

05c135cfe5796ed3c0847acc03a6aa84.jpg

 

 

Cet ouvrage réunit 170 photographies dont une série d'autoportraits. Le livre est enrichi d'une introduction de Jeff Koons.

 

a953d16effd6ef881f0a3fb9f788ccc8.jpg

 


C. U.

____________________________

"Pierre et Gilles, Double je, 1976-2007". Textes de Paul Ardennes. Edition Taschen.  39,99 euros.

 

23 novembre 2007

Design addicts, ou la vie de deux bobos à l'égo surdimensionné

Il vient de paraître aux éditions Thames&Hudson. Le livre de Jean-Philippe Delhomme est un régal, petite friandise bien agréable qui se moque avec gentillesse des accros du design. Hulénia, stratège dans l'univers du luxe et Anders, consultant en communication transversale, se sont rencontrés lors de l'inauguration d'un restaurant pour happy few qu'ils sont, fiers de l'être.

 

0bfe404546f756b06d4db16e19165169.jpg

Coup de foudre quasi immédiat entre eux deux. On va suivre, dans le livre, entre jolis textes et dessins amusants, les aventures du couple en quête d'un nouvel appartement... et de son aménagement. On les suit en vacances, lors de tournées shopping, en plein délire créatif. Chaque page tournée apporte une raison de sourire... Et puis on se dit qu'un tel couple, ça doit forcément exister, quelque part.

La grande originalité du livre, c'est que les dessins, et les histoires, reprennent les grands classiques du design, s'intéressent également aux nouveaux créateurs. S'il se moque du couple Hulénia-Anders, Jean-Philippe Delhomme a signé, avec ce petit livre, une vraie bible de la création contemporaine.

a32f3820547aa9bda2b0e32c5a04b859.jpg

Pour qui lit un peu la presse spécialisée déco, ces dessins parlent. Tous les mois, ils sont, en effet, publiés dans AD. Et sont un vrai bol d'air frais. Le livre est à offrir, d'urgence, à tout passionné de design qui commencerait à avoir la folie des grandeurs. Histoire de lui montrer qu'il n'est pas seul dans ce cas !

M. M.

___________________________

"Design addicts", par Jean-Philippe Delhomme, aux éditions Thames&Hudson. 80 pages. 25 €

21 novembre 2007

Oubrerie raconte Le Corbusier

José Oubrerie, architecte, assistant et collaborateur de Le Corbusier sera au Carré d'art à Nîmes pour parler de son travail de porte-parole international, maître d'oeuvre de l'église de Firminy et autres bâtiments conçus au sein de l'agence du célèbre architecte.

Jeudi 6 décembre à 19 heures. Carrée d'art, place de la Maison carrée à Nîmes. Entrée libre. Tél. 04 66 76 35 75.

L'objet culte : la "Coffee table" d'Isamu Noguchi

L'oeuvre d'Isamu Noguchi*, artiste nippo-américain, se distingue par une diversité exceptionnelle. Outre des sculptures, il créa des décors de théâtre, des meubles, des luminaires, conçut des intérieurs et aménagea des espaces et jardins publics. En tant que sculpteur, il ne s'est pas seulement intéressé aux matériaux et aux formes, mais également à l'impact sur l'espace et à l'aménagement intérieur lui-même. Son art a beaucoup influencé le design des années cinquante.

Dans les années 30, il crée le premier modèle de la coffee table pour la maison de A. Conger Godyear, le président du museum of modern art (Moma) de New-York.

 

9e77c09de21b8033f52e89189c40a336.jpg

 

Noguchi lui-même considérait la coffe table comme sa création mobilière la plus réussie, car elle incarnait l'idéal du sculpteur, à savoir des formes sculpturales et biomorphes. Un lourd plateau de verre aux bords arrondis repose sur deux pieds identiques aux lignes organiques, formant ainsi un "meuble-sculture" harmonieux. Le piètement de la table crée en 1944 était en bois laqué noir, une autre version fut également fabriquée ultérieurement en noyer.

Objet culte, la coffee table est aujourd'hui rééditée par Vitra. On la trouve à peu près partout : dans les boutiques déco - comme RBC à Nîmes - et sur internet. Là, on peut y acheter l'original réédité entre 900 et 1400 euros et même des copies dans les 500 euros.

Objet culte toujours, la coffee table a trouvé sa place au Moma à New-York entre le fauteuil "Egg" d'Arne Jacobsen et la chaise Panton.

C. U.

_____________________

* : (1904-1988).

 

20 novembre 2007

Design contre design, ou l'expo événement de l'hiver

"Design contre design propose de confronter des objets et des meubles de l’environnement domestique de la révolution industrielle à nos jours. Plutôt que de raconter une chronologie aujourd’hui trop complexe, elle met en parallèle, juxtapose, propose des courts circuits dans le temps destinés à créer la surprise et des dialogues entre les choses. Dialogue mis en valeur par es essais du catalogue, tous transversaux : design et l’art, la mode, l’architecture, le cinéma, la bande dessinée, l’humour, le roman."

 9c623add66cd99f537f0f89987d7efd8.jpg

Montage de 2 pièces de mobilier  André Groult et Marc Newson Chiffonnier anthropomorphe, 1925  Musée des Arts Décoratifs, Paris © Succession André Groult / Adagp, Paris 2007 / Marc Newson, Pod of drawers, 1987 – Galerie Kréo, Paris. © Courtesy Galerie Kréo - Marc Newson 2007

 

Elle est idéale pour s'initier au design. Elle, c'est l'exposition "Design contre design", qui se déroule jusqu'au 7 janvier, aux galeries nationales du Grand Palais, à Paris. Surtout que sa conception surprend. Le visiteur pourrait s'attendre à une progression chronologique, afin d'appréhender au mieux l'évolution du design à travers le temps. Le visiteur restera sur sa faim. La mise en scène privilégie ce qui inspire le design. Je me suis attardé sur la partie consacrée aux animaux et aux végétaux. On y est accueilli par l'imposant "chat polymorphe", de François-Xavier et Claude Lalanne (1968). Et l'on découvre au fil des vitrines ou des parterres d'exposition différentes oeuvres, tout aussi surprenantes. Comme le banc monumental de Zaha Hadid.

Au fil du parcours, le visiteur découvre un peu mieux, appréhende au plus près les subtilités du design. Sans se prendre la tête. C'est bien là tout l'intérêt de cette exposition. Le voyage se termine par une jolie surprise, que l'on doit à Verner Panton. Où l'on explore de l'intérieur toute l'ingéniosité du design. Avec en plus, comme un voyage proposé par Stanley Kubrick.

777ed4056a3f3dfa5be97d57d263a941.jpg

Bar François-Xavier Lalanne, 1968 Armature d'acier, bois, tôle de laiton 204 x 350 x 60 cm  Collection Shahram Riahi, Paris

51597622aad92723a4a253182df4d496.jpg

Banc Iceberg Zaha Hadid, 2003 Bois laminé, micro-feuilles d’aluminium, laqué à feu
208 x 268 x 200 cm Edition Sawaya & Moroni, Milan ; Edition de 9 exemplaires ; Galerie Ammann, Cologne
© Manufacturer Sawaya & Moroni, Milan, Italy – Anke Bornemann + Harald Seick

Au final, on regrette presque que l'exposition se termine si rapidement. Un petit détour s'impose également du côté de la boutique, où une belle sélection d'ouvrages permet de terminer agréablement la visite. Tout comme quelques petits objets. A ne pas manquer, donc, si vous passez à Paris pour les fêtes de fin d'année.

M. M.

___________________________

Ouvert tous les jours sauf le mardi. Fermé le 25 décembre et le 1er janvier. De 10 h à 20 h (22 h les mercredis et vendredis). Plein tarif : 10 €. Accès métro Franklin-Roosevelt ou Champs-Elysées Clemenceau.

10 novembre 2007

L'Equerre d'argent, ou le Goncourt de l'architecture

Le 22 octobre dernier a été décernée l'Equerre d'argent. C'est, pour résumer, l'équivalent du prix Goncourt des archictectes. Il distingue un bâtiment français terminé dans l'année, pour ses qualités de conception et de réalisation, et récompense à égalité le maître d'ouvrage et les concepteurs, français ou étrangers, qui ont contribué à la construction de l'oeuvre consacrée.

Cette année, c'est la 25e fois que le prix était remis. Et le jury a fait preuve de nouveauté, en récompensant les architectes Nathalie Franck et Yves Ballot, et la communauté urbaine de Bordeaux, pour la restucturation et l'extension du groupe scolaire Nuyens, à Bordeaux.

d8112b995b165bb710a05ef30e713e15.jpg
 
d12acde07f506bdddd6e2e5f42020714.jpg
A noter que la Serm, les architectes Emmanuel Nebout et Brochet-Lajus-Pueyo étaient sur la sélection avec la restructuration du Musée Fabre de Montpellier. Enfin, le prix de la première oeuvre a été remis à la mairie de Valbonne et au cabinet Comte et Vollenweider, pour la construction de la cité artisanale de Valbonne.
M.M.

07 novembre 2007

Le rouge, ou comment enflammer son chez-soi

Et si on mettait un peu de rouge dans la déco ! C'est une couleur que l'on n'ose pas toujours. Et à tort. Par petite touche, le rouge donne du tonus à un intérieur aux couleurs sages. En plus, il se marie très bien avec le blanc, le noir, le beige. Et avec du jaune, il s'enflamme. On vous propose ici une petite sélection d'objets ou de meubles, qui par petites touches ou par une présence plus prononcée, vont réveiller votre intérieur.

 
1c581a554f0ee563555cee51720191de.jpg
Fauteuil 499 €,  lampe 98 €. La Redoute.
ed2cbe99a453aad35f65126bd31fe9f0.jpg

Nespresso Magimix "Le cube" 229 €. En grandes surfaces et magasins d'électroménager.

814e9357e03ade3808f487d59bc13ecd.jpg

 Meubles de rangements Kartell Compobinili 90 € le module à trois portes. Chez RBC à Montpellier, Nîmes et Avignon et dans la boutique Kartell de Perpignan.

 4f93496f42182772b712df08d48cfb47.jpg

 Armoire métallique Ikea PS, 69 €.

3aae57ef35e85b38a7baae459ca56595.jpg

 Distributeur de savon et porte brosses à dent, La Chaise longue, 9,90 € et 6,90 €.

e295d580e4385b5ec4b0d81abc0baa00.jpg

 Secrétaire Pompadour, Maison du monde, 299 €.

 5def7860bccd3e87cf9a8b9a4302efe1.jpg

 Chaise Angelina, Fly, 99 €.

 d001dfa75be3f0eeb3469877a834e9c0.jpg

 Vaisselle Myra : verre à vin, flûte et coupe à champagne, Habitat, 8 € pièce.

4bc26117d3972fad2a7e6671ccae01ee.jpg

 Console Verdi, Alinea, 119 €.

 

Sélection M. M.